Get the Flash Player to see this player.

Dervy - Guy Tredaniel

Vous êtes ici: Accueil Archives Nos dossiers
Decrease font size  Default font size  Increase font size 
Femmes soufies : spiritualité féminine de l'Islam
Écrit par JK   
Vendredi, 04 Mars 2011 11:30

soufisme

Le 8 mars on célèbrera la journée internationale des droits de la femme. A cette occasion et dans le contexte actuel du printemps des peuples qui s'est levé dans tout le monde arabe, on peut s'interroger sur la place de la femme dans l'Islam. Pour ce faire, les éditions Entrelacs nous proposent une série d'ouvrages de très grande qualité qui nous permettent de mieux comprendre à la fois ce qui est au coeur de la spiritualité islamique et la place éminente des femmes dans cette spiritualité, notamment au travers du soufisme. Ne dit-on pas en effet "en islam chaque journée est une journée de la femme, notre vie entière est hommage aux grandes figures féminines qui ont fondé notre existence ! "

Un cheikh soufi recommande souvent quant à lui : « Prenez soin des femmes. Dieu est auprès d’elles. Le prophète Mohammad (que la Paix et la Bénédiction de Dieu soient sur lui) donne son intercession en premier lieu aux femmes. Il intercède d’abord pour nos soeurs, nos mères, nos épouses. »

Le monde musulman condamnerait-il la femme au silence ? Contre les préjugés de l'Occident mais aussi les déviations des intégristes, la collection Hikma dirigéee par A. Penot et J. Annestay, permet de redécouvrir le véritable statut de la femme dans l'Islam, notamment celui de la sainteté féminine qui a joué dans l'Islam le même role que Marie-Madeleine, Jeanne d'Arc, Bernadette Soubirous, ou encore Sainte Marguerite Marie vénérée à Paray le Monial dans la religion chrétienne. Peut-on aujourd'hui relancer sans a priori le rôle joué par la femme au sein de l'Islam, c'est ce que nous proposent 'Abd Allaâh Pennot dans ces quelques lignes extraites de sa préface à "L'entourage féminin du prophète" :

femme_voileeDe nos jours, on a tendance à imaginer que le simple fait d'occuper le devant de la scène est à la fois une consécration et un signe de réussite. Il faut tout l'aveuglement d'une civi­lisation qui n à de souci que celui des apparences pour faire sien un tel credo. Combien de ministres dissimulent leur incompétence derrière l'efficacité de leur cabinet ministériel ? Combien de brillants chefs d'entreprise ne doivent leur réus­site qu'à d'obscurs subalternes qui, combinant l'expérience à l'ingéniosité, arrivent à maintenir leur boîte «à flot » tandis que leur patron reçoit les félicitations de son conseil d'admi­nistration ? On pourrait multiplier les exemples de ce genre et la femme ne déroge pas à cette loi qui a bien souvent perdu en efficacité ce qu'elle a gagné en visibilité. Car, il ne faut pas se leurrer, la mise en avant de la femme, dans nos sociétés modernes, répond généralement à des objectif beau­coup moins louables que ceux qui ont été avancés pour sa promotion. Si le travail de la femme est désormais une chose acquise, il est certain que, dans l'esprit du capitalisme des années 70, il s'agissait moins de lui offrir sa liberté que de s'offrir une main-d'oeuvre bon marché, mais il fallait trouver l'argument qui porte suffisamment pour leur faire avaler la couleuvre.

De la même façon, il faudrait être aveugle ou stupide pour ne pas constater que l'utilisation abusive qui est faite du corps féminin à des fins mercantiles ne relève en rien d'un souci de « libération de la femme » mais seulement d'une logique éco­nomique en vertu de laquelle tout ce qui est « vendeur » est bon. Le battage qui est fait autour de l'affaire du voile, où il semble que la République pourrait être mise en péril par un bout de tissu ce qui, soit dit en passant, peut faire douter de sa solidité, est tout à fait révélateur. Comme l'a fait remarquer un politique, au demeurant peu correct, la seule chose qu'on ait trouvé à opposer au voile a été le string, comme si les femmes qui se refusaient à k porter n'avaient d'autre issue que de montrer leurs fesses. Et c'est bien là que le bât blesse! Car, en définitive, notre société contemporaine dénie tout simplement le droit aux femmes qui le souhaitent de se sous­traire à la concupiscence masculine ce qui est, tout de même, une drôle de façon de défendre la liberté !

livres_soufisme

Repère bibliographiques :

 

 

 

 

 

 

Mise à jour le Samedi, 16 Avril 2011 15:52
 

Votre panier




Votre panier est actuellement vide.

   

A lire également

Maçons, les gants et le tablier (Les)
Maçons, les gants et le tablier (Les)

Les pièges psychologiques du nouveau stress
Les pièges psychologiques du nouveau stress

Qui est en ligne ?

Nous avons 34 invités en ligne
mod_vvisit_counterAujourd'hui137
mod_vvisit_counterTous842037
Bannière