| Kung Dao ou la Voie de l'Arc |
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| Écrit par JK |
| Mercredi, 15 Septembre 2010 17:58 |
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"Voie": le terme recouvre souvent, un besoin existentiel profond dans un monde ou s'expriment majoritairement, les seules valeurs du paraître. Toutefois, la “Voie de l'Arc” ne saurait être un substitut “prêt à l'emploi”, de nature à compenser les manques à être. Les rites exotiques peuvent séduirent, mais ne sont d'aucune utilité, sauf « cosmétique » dans la valorisation de l'image de soi. De tels errements ne mènent à rien, sinon à enchaîner les désillusions. Pour autant une certaine ouverture d'esprit conduira le cherchant à vouloir projeter sa réflexion au-delà des apparences d'une tradition. Peut-être ressentira-t-il, assez d'affinité pour désirer en pénétrer la philosophie. En ce sens, pourquoi ne pas oser l'initiation dans la “Voie” de l'Arc? Il peut paraître incongru sinon paradoxal qu'un occidental puisse prétendre un jour maîtriser un "Art martial" appartenant, par essence à la culture chinoise, depuis des millénaires. On pourrait alors paraphraser ainsi la pensée de Laozi, et objecter : “Celui qui parle du "Kung Dao" ne le connaît pas... Celui qui n'en parle pas, le connaît...” Cependant, “Tous les chemins peuvent conduire au haut de la montagne, arrivé au sommet on contemple la même lune...”
L'amateur d'Histoire se passionnera à découvrir celle de l'immense .“CHINE”. Cette dénomination est venue de la dynastie "Qin". Qui ne connaît la fastueuse tombe de l'Empereur Qin Shi Huang Di ? La Chine millénaire, s'est au fil de son histoire, constituée d'immenses espaces. Cette trame géographique, peuplée d'ethnies aux us et coutumes très différents, fut, au gré des circonstances, plus ou moins marqué par des influences culturelles, venues de fort loin (Moyen-Orient, Occident Grec...) On ne peut savoir avec précision l'époque et la population à l'origine de la mise au point de l'arc chinois. Toutefois, multiples graphismes, sur différents supports accréditent l'hypothèse la plus vraisemblable, à savoir que l'utilisation de l'arc à double courbure aurait vu le jour au sein des populations nomades des steppes. Aujourd'hui, cette arme originale est encore en usage parmi les populations mongoles, restées très attachées à leur archerie traditionnelle. Le tir à l'arc sera jusqu'au XIXe siècle considéré comme l'art martial le plus éminent, avant d'être balayé par l'efficacité des armes modernes. Chaque ère dynastique ajoutera à la pratique de cet art sa part de connaissance technique, ce qui fit des chinois les meilleurs spécialistes de la discipline. Les matériaux constitutifs des arcs composites et des flèches d'aujourd'hui sont complètement modernes, cela dit, les principes fonctionnels sont connus depuis des millénaires. Voie de l'Art : Trilogie de la sagesse Chaque civilisation projette ses idéaux dans un “âge d'or”, en Chine on le situait à l'époque des Zhou. En ce temps là toute chose était en harmonie, par la vertu des Rites, la civilisation avait atteint un degré de sagesse, élevé au niveau du Ciel! Pour la plupart des civilisations, l'Univers s'établit après le chaos, ou l'indifférencié primordial. Des êtres monstrueux divinités infernales ou en folie sont associés à la création du monde ou à ses catastrophes, un être providentiel, archétype du héros rétablira l'ordre des choses comme il convient, dans la plupart des cosmogonies antiques. En Chine, parmi plusieurs visions cosmogoniques liées aux différences ethniques, une est largement partagée, c'est la légende de “YI” l'Archer. Ce Maître de l'Arc vivait sous le règne de Jun l'un des cinq Empereurs mythiques. Une des versions de la légende raconte que le couple impérial avait Dix Soleils pour enfants. Ils éclairaient la Terre à tour de rôle, mais un jour qu'ils s'avisèrent de monter ensemble dans leur char tiré par des dragons, ils engendrèrent la désolation sur la Terre. Armé de son arc, il abattit neuf des Dix Soleils et la vie reprit son droit du sol. Une autre fois notre héros, eut pour mission de débarrasser la Terre de monstres fabuleux qui semaient la terreur parmi les hommes. L'Empereur “Fils du Ciel” est le média du Ciel dans le monde des hommes L'homme, entre Ciel et Terre doit conjurer le mal suprême: le chaos. Chaque être, chaque chose ayant “naturellement” sa juste place, rien ne doit bouleverser cette harmonie. La flèche tirée dans l'ouverture d'une gourde lors du solstice d'hivers, symbolise la traversée l'hymen de la Terre pour la rendre féconde au printemps. L'homme est en osmose avec son environnement, il respecte scrupuleusement son "lieu hiérarchique" dans la société, comme au sein de la famille. Chaque dignitaire, reçoit l'arc qui convient à son rang. Le tir en direction de chaque “orient” ouvre le monde au jeune homme. La “Voie du juste milieu”: en cible défini “ l'Empire du Milieu” représenté par l'idéogramme zhong. Kung Dao
En conclusion le néophyte est invité à méditer sur le subtil rapport entre les propos attribués, pour les premiers : à Maître Kongzi … “On peut juger de la vertu d'un homme en l'observant dans sa pratique du tir à l'arc...” Voilà venu d'Extrême-Orient... Et les seconds à Socrate… “ Connais-toi toi même, et tu connaîtra l'univers et les dieux” … Venant d'Occident. et pour conclure : La flèche :
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| Mise à jour le Jeudi, 10 Février 2011 08:40 |
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