| Guide du Paris maçonnique et décrypté |
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Les beaux jours arrivent et le printemps va bientôt pointer le bout de son nez. L'occasion pour le flaneur éclairé d'emporter avec lui ce livre et de lever la tête pour mieux comprendre le symbolisme de nos monuments parisiens. De nombreux symboles évoqués ne sont pas maçonniques mais relèvent plutôt de l'allégorisme ou des évocations des corps de métiers du bâtiment comme ceux du compagnonnage mais qu'importe, leur trace dans la pierre mérite le détour. Guide du Paris décrypté. L'auteur évoque les multiples apports de la franc-maçonnerie à la civilisation, au travers d'hommes qui en furent les membres, des institutions auxquelles elle a contribué à donner naissance et des monuments qu'elle a fait ériger pour témoigner de sa présence à Paris, ville de lumière. Institution mystérieuse et souvent méconnue, la franc-maçonnerie, depuis près de trois siècles, a profondément marqué de son empreinte la physionomie de Paris, la " Ville lumière ". Le Louvre et ses divinités solaires, le zodiaque de la Grande Arche, les pyramides du parc Monceau ou la Tour Eiffel sont autant de monuments représentatifs des gloires nationales que de la sensibilité des maçons qui les ont commandés, construits, décorés ou habités. Ce guide, dont c'est la troisième édition, propose une lecture différente et inédite de la capitale, à travers le prisme de la franc-maçonnerie. Dossier en cours JK
Depuis la fin de l'Ancien Régime l'architecture maçonnique est partout présente, reconnaissable. La constitution d'un nouvel ordre moral né de la Révolution, fondé sur la vertu, impose l'exigence d'un esthétisme épuré, débarrassé jusqu'à l'ascèse de toute préciosité ornementale. Des « architectes-citoyens », presque tous francs-maçons, mettent en chantier la cité idéale. Comme une nouvelle Athènes, qui sera réalisée plus tard à Washington, les artistes du temps veulent imposer une architecture didactique, dédiée à l'instruction publique. Vouant un culte à la raison, des créateurs visionnaires tentent d'opposer dans la structure des nouveaux bâtiments, l'ombre à la lumière, tordre au chaos et imposent une esthétique universelle, intemporelle, lumineuse et glacée, un décor olympien et peuplé de déesses où évolue non plus le sujet face à son monarque mais le citoyen face à l'Être suprême. Au Panthéon, au Louvre, ou à l'Étoile, dans les profondeurs des catacombes, Soufflot, Rondenet, Victor-Louis, Quatremère de Quincy, de Wailly, Chalgrin, Brongniard, Fontaine et tant d'autres à leur suite mettent en pratique ces idéaux et opèrent la transition révolutionnaire entre l'Ancien Régime et l'Empire, entre le royaume et la nation française, et fixent dans la pierre l'apport à la civilisation de leurs frères en maçonnerie. Puisse ce livre modestement contribuer à une meilleure compréhension de l'oeuvre maçonnique dans l'histoire et dans la cité.
" Comme l’Arc de Triomphe de l’Etoile, la Grande Arche constitue l’ultime lieu de passage entre deux mondes, celui des vivants et celui des morts et un instrument de la montée des âmes vers le ciel. Cette symbolique est illustrée de manière éclatante à son sommet. Le toit suspendu à 110 m au dessus du vide, abrite, invisible depuis le sol, quatre très grandes cours intérieures, patios clos sur quatre côtés dont l’unique ouverture regarde vers le ciel. Le sol de ces quatre cours, création du sculpteur J-P Raynaud est constitué par un pavement de marbre blanc dans lequel s’inscrit un cercle zodiacal incrusté de lignes, signes et chiffres de granit noir. Cette carte du ciel dessiné sur le sol instaure selon l’expression de son auteur, un réel dialogue avec la voûte céleste et constitue une véritable architecture naturelle. Cette œuvre, au sommet de la Grande Arche, achève en le pérennisant le système symbolique autant qu’ésotérique mis en place, avec une extraordinaire persévérance depuis plus de deux siècles par les architectes de la Révolution, de l’Empire, de la Restauration et de la République."
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