| Alain Bernheim : une certaine idée de la Franc-maçonnerie |
|
L'Ordre et/ou les Obédiences Alain Bernheim entre dans la franc-maçonnerie en 1963. Après l'arrêt de sa carrière de pianiste, il se consacre à la recherche de l'histoire maçonnique. En 1986 et 1993, il reçoit le «Norman Spencer Award» décerné par la Quatuor Coronati Lodge No. 2076, la plus ancienne loge de recherche du monde. En 1997, il reçoit le Certificate of Literature de la Philalethes Society et en 2001, le Albert Gallatin Mackey Scholar Award décerné par la Scottish Rite Research Society, qui l'élit comme Fellow. Enfin en 2007, il devient membre de la Society of Blue Friars. Alain Bernheim est membre de la Grande Loge régulière de Belgique et de la Grande Loge suisse Alpina. Le Suprême Conseil des États-Unis, Juridiction Sud, l'a élevé au 33ème degré du Rite écossais ancien et accepté. Il est chevalier capitulaire du Grand Prieuré de Belgique, membre de l'Ordre Royal d'Ecosse et membre de la loge de recherche Quatuor Coronati.
L'Ordre et/ou les Obédiences
« Les Loges peuvent exister sans Grandes Loges ou Grands Orients assurant leur fédération. L’inverse n’est pas vrai. Ni Grande Loge ni Grand Orient ne peuvent exister sans les Ateliers dits ‘‘bleus’’ qui en sont la base. Ainsi se révèle clairement la différence entre l’Ordre et l’obédience. L’Ordre, - la Franc-Maçonnerie traditionnelle et initiatique – n’a pas d’origine historiquement connue. Pour reprendre l’expression ordinairement employée, il date de «temps immémoriaux». Les obédiences, au contraire, sont des créations récentes…» L’Ordre, dans son essence, est métaphysique. Dans sa manifestation, il est traditionnel.» «Quoi qu’il en soit, les quatre Loges, réunies en 1717, décident de former une «Grande Loge». Je pense, quant à moi, que de ce jour néfaste date le déclin de la Maçonnerie authentiquement traditionnelle. En se donnant des chefs et des Règlements généraux, les Maçons de l’époque ont rejeté la plus belle notion maçonnique qui soit: ‘‘le Maçon libre, dans la Loge libre’’.» Citation tirée par Marius Lepage de l’historien Anglais Bernard Jones, Freamason’s Guide, relative aux autres Loges maçonniques du début du XVIIIe siècle en Angleterre: «Tous les Maçons de ces Loges étaient, - dans tous les sens, - aussi ‘‘réguliers’’ que ceux des quatre vieilles Loges, étant eux-mêmes membres de Loges datant de temps immémoriaux, et par suite ayant le droit naturel de se réunir et de travailler. Chacune des Loges non-affiliées était à elle-même sa propre loi. Tout en reconnaissant comme Frère tout vrai Maçon qui en passait le seuil, elle ne songeait pas à exercer sa juridiction sur quelque autre Loge que ce soit, pas plus qu’à se soumettre à la juridiction de tout autre corps qui aurait émis une telle prétention.» «Depuis une vingtaine d’années, un fait nouveau s’est produit. Grâce à l’œuvre de René Guénon, un certain nombre de Maçons, en France surtout, ont pris conscience du caractère réel de l’initiation maçonnique et, en même temps, de l’état de dégénérescence dans lequel se trouvent les institutions maçonniques.» Jean Rayor dans Etudes Traditionnelles Marius Lepage poursuit immédiatement après: «C’est à ceux-là , qui me liront, que s’adressent ces lignes:
L’Ordre, qui n’est pas l’obédience!» Â
|
![]() | Aujourd'hui | 298 |
![]() | Tous | 836296 |