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Inquiétante étrangeté des contes avec Marie-Claire Dolghin |
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L'homme est-il cet être des lointains dont parlait le philosophe Heidegger et ne peut-il devenir lui même qu'en affrontant sa part d'ombre ?... « Les contes populaires sont les derniers échos de mythes antiques », écrivaient les frères Grimm. Et, de fait, l'enseignement des contes populaires va bien au-delà de la simple analyse psychanalytique habituelle. Car, ces récits ne traduisent pas seulement nos peurs et désirs subconscients, ils ont, le plus souvent, une origiÂne mythologique précise qui, effectivement, fait écho aux grands mythes anciens. Nous verrons que les contes sont loin d'être de simples «histoires pour enfants», comme pourraient le laisser croire les versions littéraires connues, lesÂquelles ne sont que des variantes édulcorées, appauvries, et souvent dénuées de leur sens véritable. II est vrai, cependant, que, pendant longtemps, seuls les édiÂteurs de livres pour enfants s'intéressèrent à la publication des contes populaires. Ainsi, Charles Perrault n'osa-t-il pas avouer la paternité de ses contes, par peur de la raillerie de ses très sérieux confrères. Il était alors indigne, pour un adulte, de lire ou d'écrire ces choses-là . De nos jours, Perrault est bien vengé: ses contes sont étudiés par des disciplines scientifiques ou assimilées. Des personnalités, comme Arnold van Gennep, Paul Sébillot, Pierre Saintyves, Henri Dontenville ou encore CG Jung, Bruno Bettelheim, ont apporté une contribution considérable dans cette recherche de nos origines, tissant un fil d'Ariane à travers le labyrinthe des contes et récits mythologiques populaires. Car, ces histoires avaient un but d'enÂseignement, lequel fournissait des armes pour affronter le monde et ses compliÂcations.
à suivre : L'inquiétante étrangeté des contes
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La quête du Soi et les 12 travaux d'Hercule avec Carole Sédillot |
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Carole Sédillot dans "La Quête du soi : les douze travaux d'Hercule", a mené une recherche de sens sur cette figure en particulier au travers de celle de Hercule.
Cette dénomination d'homme primitif est issue de la psychologie analytique pour désigner des processus psychiques inconscients, ayant une importance dans la vie psychique du sujet. Ces processus se nomment des archétypes.
« L'objectif de cet ouvrage consiste à mettre en parallèle, d'une manière nouvelle et originale, l'aventure mythique d'Hercule et ses 12 Travaux avec le fonctionnement du processus d'individuation initié par Carl Gustav Jung. »
Selon Carole Sédillot, le travail sur soi est une quête au cours de laquelle, le patient rencontre de multiples épreuves :
« La rencontre avec soi-même et son évolution s'accomplissent symboliquement par les épreuves, les affrontements et les victoires vécus par le héros, auquel chacun peut s'identifier. Jung a expliqué ce processus, menant à la réalisation du moi en Quête du Soi, en le juxtaposant avec, entre autres domaines, l'alchimie et le mandala. La personnalité d'Hercule, demi-dieu qui gagne son immortalité, dans sa perspective humaine et divine, se prête à tout individu en recherche d'équilibre psychique et d'harmonie intérieure. Le parcours éprouvant qu'il choisit, en effectuant les 12 Travaux, reflète sa volonté de vivre l'expérience intime de la découverte du moi profond par la confrontation avec sa part la plus obscure, révélatrice des contenus inconscients.
La structure, les lieux, les animaux, les adversaires et les types de combats exposés dans les 12 Travaux s'associent étonnamment avec les concepts jungiens : persona, ombre, Le couple : anima-animus ouFémina-Masculinus et le Soi... Ils offrent la possibilité de porter un regard différent sur l'épopée du héros et sur son objectif. »
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Jean-Jacques Gabut : Eglise catholique et Franc-maçonnerie, construire le dialogue |
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Chaque nouvel ouvrage de Jean-Jacques Gabut devient un événement pour tous ceux qui s'intéressent au fait religieux. Son dernier livre "Eglise, religions et franc-maçonnerie" paru aux Editions Dervy dans la collection Pierre Vivante mérite donc une attention soutenue - surtout lorsqu'il s'agit de dépasser l'horizon étroit de la sphère quotidienne et que la question de la transcendance fait irruption. Quel sens lui donner : Grand Architecte, Dieu ?... A ces questions le livre ne prétend pas apporter de réponses ni de certitude mais les outils nécessaires pour la construction d'un dialogue respectueux au travers du rappel des grandes étapes historiques de qui fut perçu sans doute à tort comme une querelle insurmontable mais que des hommes et des femmes entendent clarifier. La postface de Mgr Thomas, Evêque émérite de Versailles, ouvre  des pistes non négligeables.
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Votre nouveau rendez vous avec la santé et le bien-être |
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Symbolisme des plantes : l'Herbier des dieux |
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Des lointaines contrées de l'Égypte pharaonique aux espaces scandinaves du premier millénaire de notre ère, les mythologies ont imprégné les jours et les mois du calendrier, le monde animal, la géographie, la chimie, la médecine et les sciences de la Terre comme la vulcanologie, du nom de Vulcain, dieu romain du feu. Des mots du vocabulaire courant viennent de grandes épopées mythologiques comme l'Iliade et l'Odyssée (les monstres Charybde et Scylla, Stentor à la voix retentissante, les envoûtantes sirènes, Mentor le précepteur de Télémaque). Aphrodite, déesse grecque de l'amour, a offert son nom au domaine de la sensualité « aphrodisiaque », auquel fait écho l'érotisme d'Éros, un dieu très ancien. Sans oublier la flore de Flora, divinité romaine des fleurs et du printemps, les céréales de Cérès. Durant tous ces siècles, des rites, des prières, des prêtres, des lieux de culte, des signes et autres symboles servirent à communiquer avec les divinités et à se concilier leurs faveurs, en recourant souvent à des enthéogènes, c'est-à -dire des végéÂtaux aux propriétés psychotropes. Car la vénération de forces supérieures autant qu'invisibles s'est toujours accompagnée d'une symbiose avec la nature, animale autant que végétale, et ce depuis la préhistoire. Dès cette époque, les hommes se sont en effet demandés ce que la flore pouvait signifier, et apporter. Au contraire des sacrifices animaux, qui appellent à la régénéÂration par la transmission du sang, les plantes et les champignons incarnent la permanence et la continuité. La mort réside dans la cueillette éventuelle et dans la transmission directe au corps. Faire corps avec la nature est ainsi une manière de respecter celle-ci, et donc d'en préserver et d'en gérer les ressources par une utilisation raisonnée et pratique.
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